Littérature française

Chawki Amari

Balak

Chronique de Sarah Gastel

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Dans un Alger imaginaire où chacun se fait balloter par les variables capricieuses de la fatalité, Balak, jeune révolutionnaire de la secte rationaliste des Zahiroune, adeptes fous du hasard, rencontre la dégourdie Lydia dans un bus bondé. Une idylle naissante se crée au gré des coïncidences entre les deux jeunes gens tandis que le ministère de l’Intérieur lance ses sbires à la poursuite de Balak. Et si le hasard, divinité unique, était à l’origine du sacré ? Mêlant la quantique et les jeux amoureux, la métaphysique et la fantaisie, le polar et le vaudeville, ce roman férocement délicieux, décalé et corrosif, compose une plongée fascinante dans la société et la psyché algériennes, dans ses blocages décourageants et ses heureuses mutineries. Chawki Amari, dont la gouaille n’est pas sans rappeler celle d’Albert Cossery, livre une échappée belle mémorable qui extrait un temps le lecteur de l’insoutenable pesanteur de l’existence.

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