Chronique Maritima de Sigolène Vinson

Jérémie Banel Librairie Lamartine (Paris 16e)

Sorte de roman social aux accents noirs autour de Martigues et de l’étang de Berre, cette « petite mer des oubliés », Maritima, brosse une fresque familiale, politique et historique de ce coin de Provence. Une galerie de personnages attachants, cabossés par la vie, qui s’agitent dans une ambiance crépusculaire où l’on sent le drame poindre à chaque page, sans bien comprendre pourquoi. C’est bien la force de ce livre qui lie le lecteur à ces scènes de vie, à cette famille et qui met tout en place pour faire comprendre, ressentir que ça ne durera pas. Et, à l’image de ce pays magnifique baigné de lumière, de mer et d’un air vicié par les usines qui ont fait sa relative prospérité, on comprend vite que là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ; l’inverse s’applique également. Une chose est sûre, il faut aimer et connaître un lieu, ses habitants, son histoire, pour écrire un tel livre.

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