Chronique L’Imposteur de Javier Cercas

Jérémie Banel Libraire

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe en Espagne – et même au-delà – en 2005, au moment des commémorations du 70e anniversaire de la libération des camps de concentration : le très médiatique et charismatique président de l’amicale des déportés de Mauthausen s’avérait un imposteur ! Il n’était ni un héros de la résistance anti-franquiste, ni un rescapé des camps de la mort. À partir de cette révélation, le château de cartes patiemment bâti s’est effondré, dévoilant une imposture à tiroirs qui aura duré près de trente ans. Après avoir tourné autour, hésité, recommencé, renoncé, Javier Cercas a finalement réussi à écrire son roman sur cette affaire, à la fois fascinante et inquiétante. Toujours aussi précis et exigeant, il déroule pas à pas la pelote de la vie d’Enric Marco, qu’il a longuement écouté, explorant minutieusement les zones grises entre mensonge et vérité, entre héros et escroc, tout en alternant éléments biographiques et réflexions sur le pouvoir de la littérature et sa place face au mensonge (ou à côté).

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