Chronique Perfidia de James Ellroy

  • James Ellroy
  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Paul Gratias
  • Coll. «Coll. « Rivages noir »»
  • Rivages
  • 17/08/2016
  • 917 p., 10 €

Jérôme Dejean Librairie Millepages (Vincennes)

Roman profondément fou et pourtant sous maitrise totale, Perfidia est sans aucun doute le livre le plus ouvertement social de l’auteur. Lui qui aime provoquer le journaliste en rappelant sa foi ou son attachement aux administrations Reagan et Bush, réussit à fondre tel un oiseau de proie sur les membres épars et disloqués d’une Amérique en perdition. Soixante ans séparent les tragiques évènements du 11 septembre et l’attaque de Pearl Harbour par l’armée japonaise. Pourtant Ellroy réussit l’exploit de nous plonger dans ce sentiment de pure panique, de peur presque infantile qui a suivi les bombardements de 1941. C’est viscéral, presque animal. Social donc, mais aussi politique. Perfidia n’est jamais aussi bon que lorsque qu’Ellroy se glisse dans la blouse d’Hideo Ashida, croisé quelques années plus tard (plus tôt) dans Le Dahlia Noir, un expert avant la lettre, tourmenté par des pulsions homosexuelles et tiraillé par sa double culture. C’est ce personnage qui tire toute l’histoire.

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