Chronique Manhattan Transfer de John Dos Passos

  • John Dos Passos
  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Jaworski
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 04/11/2021
  • 560 p., 23 €

Jérôme Dejean Librairie Lamartine (Paris 16e)

Publié en 1925 et traduit en français dès 1928, Manhattan Transfer reste une œuvre d’une incroyable modernité, une tentative réussie de briser les codes du roman traditionnel de l’époque. Cette nouvelle traduction de Philippe Jaworski lui redonne son « rythme effréné » et son « audacieuse expérimentation formelle ». Car, au-delà de la fresque sociale qui court sur le premier quart du XXe siècle, de ces personnages qui se croisent, se télescopent, s’entrechoquent, se perdent, se retrouvent, c’est bien la ville New York qui est le personnage central du livre. Et toute la force de l’écriture de Dos Passos est d’avoir su rendre palpable l’énergie de cette cité. Manhattan, une ville empreinte de poésie et de créativité mais aussi dévoreuse des âmes humaines qui la composent. Ainsi en est-il de ces personnages, pourtant attachants, qui ne sont que les simples figurants broyés par un système qui les dépassent, par ce monstre qu’est « la ville qui ne dort jamais » et qui fascine encore aujourd’hui.

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