Chronique Le Livre du roi de Arnaldur Indridason

  • Arnaldur Indridason
  • Traduit de l’islandais par Patrick Guelpa
  • Coll. «Coll. « Bibliothèque nordique »»
  • Métailié
  • 12/09/2013
  • 360 p., 21 €

Jérôme Dejean Librairie Sauramps (Montpellier)

Quand Indridason devient Arnaldur Jones le temps d’un livre, il nous invite à un voyage rocambolesque sur les traces d’un manuscrit, Le Livre du roi, et en profite pour nous donner une leçon d’Histoire ludique.

La question semble tarauder les libraires : dans quelle case ranger le nouveau livre d’Arnaldur Indridason ? Écrit en 2006 entre deux enquêtes policières de son personnage fétiche Erlendur Sveinsson, Le Livre du roi n’est pas un roman policier et pourtant il y est question d’une enquête autour d’un fameux livre et de sa disparition. Pas non plus un roman historique, bien qu’une partie de l’action se déroule en 1955 et qu’une autre évoque les premiers âges de l’Islande et les nombreuses invasions dont ses habitants ont été victimes. Pas un roman d’espionnage non plus, même si tous les ingrédients semblent s’y donner rendez-vous : anciens nazis, manuscrit volé, course poursuite à travers l’Europe d’après-guerre, à Copenhague, en RDA, en Islande… Le Livre du roi est un roman sur un livre, sur le Livre, l’Edda poétique, la première saga islandaise à l’origine des mythes fondateurs germaniques et symbole de l’identité de cette île battue par les vents et les éruptions volcaniques. Le Livre du roi est avant tout une remarquable déclaration d’amour à la littérature, à sa force, son pouvoir, sa place dans l’Histoire et dans le cœur des hommes.

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