Chronique Les Derniers Jours du condor de James Grady

  • James Grady
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert Tézenas
  • Coll. «Coll. « Rivages/Thriller »»
  • Rivages
  • 30/09/2015
  • 376 p., 21.50 €

JÉRÔME DEJEAN, Pigiste ,

James Grady est l’auteur des Six jours du Condor publié en 1974 et adapté au cinéma dans la foulée par Sydney Pollack, avec Robert Redford et Faye Dunaway. Pour l’occasion et pour un meilleur rythme narratif, de six jours, le film passera à trois. Anecdotique me direz-vous, pas tout à fait. Car ce film est devenu emblématique d’une époque, à tel point qu’il a presque éclipsé le roman. Pourtant, Grady a continué son petit bonhomme de chemin, naviguant entre espions vieillissants, le fabuleux Fleuve des ténèbres et « le meilleur roman » sur l’affaire du Watergate, vu de l’intérieur, La Ville des ombres (c’est pas moi qui le dit c’est James Ellroy lui-même !) Mais l’agent connu sous le nom de code Condor, c’est surtout le héros de tous les libraires, car il est payé pour lire et décortiquer la presse et les romans en quête de messages cachés. Quarante ans ont passé, l’espion de la C.I.A. a été interné dans un hôpital psychiatrique secret. Sauf pour les lecteurs de Mad Dogs publié en 2009. Traumatisé par de trop sombres missions, il est cependant relâché et mis sous surveillance. Un soir en rentrant chez lui - il travaille maintenant à la bibliothèque du Congrès -, il découvre un agent égorgé et crucifié. Retrouvant ses automatismes, il s’enfuit afin de se disculper et de trouver le ou les véritables coupables. Et, comme il y a quarante ans lors de sa première cavale, son salut viendra d’une femme… et même peut-être deux. Un roman d’espionnage subtil et souvent amer sur l’Amérique.

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