Chronique Mon chien, Dieu et les Pokétrucs de Myren Duval

Madeline Roth Librairie L’Eau vive (Avignon)

Dès le premier dialogue, on a le sourire jusqu’aux oreilles. Pauline et sa famille accueillent chez eux une famille syrienne qui fuit la guerre – les parents et leurs deux filles, Syrine et Zein. Zein a presque huit ans et partagera sa chambre avec Pauline. Sauf que Pauline n’en a pas franchement envie. Elle n’a pas la langue dans sa poche, cette enfant, et partager ses Pokétrucs avec une réfugiée, ça ne va pas forcément de soi. « Parce que c’est la guerre là-bas, je n’aurai plus de chambre à moi ? » Zein intègre la classe de Pauline et, petit à petit, Pauline commence à s’interroger sur ce monde, sur la guerre, ouvre des atlas, intervient en classe, avec son innocence et son humour. C’est un petit livre souvent très drôle, intelligent, tendre (et quand même un peu triste parfois !) mais surtout rempli de dialogues réjouissants. Pauline, croquée par Charles Dutertre, a quelque chose de Pico Bogue : cette envie de questionner le monde avec le sourire.

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