Chronique L’Abattoir de verre de John Maxwell Coetzee

  • John Maxwell Coetzee
  • Traduit de l’anglais (Afrique du sud) par Georges Marie Lory
  • Coll. «Cadre vert»
  • Seuil
  • 16/08/2018
  • 176 p., 18 €
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Madeline Roth Librairie L’Eau vive (Avignon)

Il est des livres qui semblent simples, discrets et qui sont en fait d’une clarté éblouissante : en sept textes courts mettant en scène la même femme, Elizabeth Costello – déjà croisée dans l’œuvre de Coetzee –, c’est à la fois la vie, l’amour, l’héritage et la vieillesse que le lecteur embrasse. Sept tableaux d’une épure inouïe, dans lesquels le prix Nobel de littérature, né en Afrique du Sud en 1940, explore les tourments d’« une femme en train de vieillir ». Il y a le souvenir d’avoir été désirée dans le regard d’un homme. Il y a les enfants et les petits-enfants qui trouvent bizarre ce nouveau look et cette couleur de cheveux, et cette réponse parfaite : « je veux qu’on me regarde comme on regarde une femme ». Il y a l’inquiétude des enfants devant la vieillesse annoncée et leur désir de dire à leur mère qu’ils la prendront chez eux : c’est non, elle entend mais elle refuse. C’est infiniment beau et c’est parfait, de l’or pur.

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