Chronique Double-Faute de Isabelle Pandazopoulos

Madeline Roth Librairie L’Eau vive (Avignon)

Isabelle Pandazopoulos nous avait déjà mis K.O. avec son premier roman, La Décision (disponible en « Pôle fiction »). Double-faute est un uppercut de plus, un texte comme un coup de poing raconté sans temps mort. Ça commence par une « première manche », au cours d’un match de tennis, et on comprend très vite que se joue là, sur le court, une partie décisive dans la vie d’un adolescent. Ludovic et Ulysse n’ont que neuf mois d’écart. « Je n’étais que le deuxième, le cadet, la réplique du premier, arrivé par hasard, par accident, neuf mois après l’enfant parfait. » Leur père a consacré sa vie à les entraîner tous les deux au tennis, pour en faire des champions, et rien d’autre. Jusqu’au drame. Maintenant Ludo est dans le coma, suite à une rupture d’anévrisme survenue au cours d’un match. Et ce texte court, âpre, brutal, contient toute la rage d’un frère contre un père « injuste, violent », qui les a toujours séparés. Avec, au bout, l’espoir, l’amour, la lumière, et la force incroyable de ces vies qui refusent de se laisser enfermer.

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