Chronique I am, I am, I am de Maggie O’Farrell

Madeline Roth Librairie L’Eau vive (Avignon)

Sur la couverture – très belle – le nombre 17, près de l’organe du cœur, et puis plus loin, ce sous-titre : « Dix-sept rencontres avec la mort ». Le titre, Maggie O’Farrell l’a emprunté à Sylvia Plath dans La Cloche de détresse (Denoël). Pour cette autobiographie, terme qu’elle emploie elle-même dans les remerciements, l’auteure irlandaise, après l’immense succès de Assez de bleu dans le ciel (Belfond et 10/18), a construit un livre déroutant fondé sur l’évocation des nombreuses fois où son corps a échappé à la mort. Les chapitres dressent l’inventaire des années et des parties de ce corps : cou, poumons, intestins, ventre. Dans le dernier, c’est de sa fille dont il est question, et c’est peut-être le plus troublant. Maggie O’Farrell a été confrontée, petite, à une grave maladie. Elle interroge, dans ce texte bouleversant, ce qui la fait femme, ce qui la fait mère, ce qui constitue ce corps qui a survécu à la maladie, aux agressions des hommes, aux fausses couches, aux accouchements.

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