Chronique Les Dégueulasses de Santiago Lorenzo

  • Santiago Lorenzo
  • Traduit de l'espagnol par Lori Saint-Martin
  • Coll. «Cadre vert»
  • Seuil
  • 12/05/2021
  • 235 p., 19 €

Alexandra Villon Librairie La Madeleine (Lyon)

Suite à une altercation avec un policier lors d’une manifestation à Madrid, le curieux et solitaire Manuel, persuadé d’avoir tué l’homme après lui avoir enfoncé un tournevis dans le cou devant une caméra de surveillance, part en cavale et échoue à ZarZahuriel, petit village abandonné où il va se cacher, façonnant peu à peu sa vie loin des regards. À la manière d’une ombre, dépouillé de tout, Manuel finit par trouver son bonheur dans le calme et l’autosuffisance. Mais un jour débarque une famille bruyante et dégoulinante de bonheur – une véritable bande de dégueulasses – qui s’installe dans la maison mitoyenne. Le cauchemar commence pour Manuel qui va tout faire pour l’évincer de son havre de paix. À travers un style assez déroutant et via le discours faussement naïf de l’oncle narrateur, Santiago Lorenzo dresse une satire de la société espagnole en confrontant l’épure au capitalisme outrancier. Un délicieux moment d’humour noir.

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