Chronique Le Tour de l’oie de Erri De Luca

  • Erri De Luca
  • Traduit de l’italien par Danièle Valin
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 07/02/2019
  • 16 €

Michel Edo Librairie Lucioles (Vienne)

Comme dans le conte, le narrateur de ce livre s’invente un fils. Il n’est pas de bois ici, mais de papier. Ce n’est pas un fils innocent pour égayer ses vieux jours mais un homme pour recevoir une confession, pour poser des questions sur les points obscurs, un contradicteur enfin. Avec la langue la plus incisive et la plus poétique qu’il ait jamais utilisée, de Luca se souvient de son enfance et de ses années d’engagement. Le fils, dans ce dialogue, remet en question les certitudes du père, cherche à approfondir, lui donne l’occasion de creuser ce qu’il pensait acquis et d’en exprimer le sens profond. Dans ces phrases pures et lourdes de sens, s’expriment les contours d’un homme qui a toujours senti d’instinct la direction qu’il devait donner à ses engagements. Pourtant, au fil du texte, semble poindre la lassitude du combattant face aux guerres qui restent à mener. Le fils ici prend le relais pour remettre l’écrivain à sa place et lui montrer que ses convictions ne sont pas vaines, que son combat continue, sous d’autres formes.

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