Chronique Depuis que je vous ai lu je vous admire de Catherine Sauvat

Lyonel Sasso Librairie Dialogues (Brest)

Dans son dernier livre, Notre Joie (Pauvert), François Bégaudeau affirme « qu’une rencontre avec l’auteur, c’est toujours raté ». Excessif, sans doute. On préfèrera dire, parfois raté. Et c’est ce « parfois » que travaille Catherine Sauvat, tout au long de son livre Depuis que je vous ai lu je vous admire. La fascination peut être à la fois un atout, une prière ou un écueil. C’est ce qui rend l’alchimie de toute rencontre bien mystérieuse. Catherine Sauvat propose une cueillette de rendez-vous plus ou moins réussis. Cela commence avec un Voltaire stratège puis courtois et un Casanova emporté. Viennent les splendides rencontres avec Hölderlin et sa poétique emmurée dans la folie. Il y a les savoureuses retrouvailles entre le « vieux beau » Goethe et son « taon insupportable », Bettina Brentano. Henry James déçoit ou est adulé. René Char imprime sa présence mystique dans chaque rencontre. Peter Handke peut en témoigner. Tous ces rendez-vous sont uniques et forment des histoires plus ou moins remarquables où les rôles du maître et de l’élève se trouvent intimement bousculés.

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