Chronique L’Antarctique de l’amour de Sara Stridsberg

  • Sara Stridsberg
  • Traduit du suédois par Jean-Baptiste Coursaud
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 04/11/2021
  • 327 p., 21 €

Marc Rauscher Librairie Majuscule-Birmann (Thonon-les-Bains)

Nous sommes probablement nombreux à nous poser des questions quant à ce qui se passe après notre mort. Existe-t-on encore un peu dans l’au-delà ? Kristina, surnommée Inni, a fini de s’interroger sur ces questions. En effet, dès le début du roman dont elle sera la narratrice, nous apprenons qu’elle a été violée, assassinée et démembrée dans une forêt. Prostituée et droguée (son prénom d’ailleurs rappelle celui de Christiane F.), elle a suivi volontairement son meurtrier. Au fil des courts chapitres qui, comme un kaléidoscope, composent le récit, elle revisite les événements marquants de son existence. Nous revivons avec elle son amour fou et destructeur qui la forcera à abandonner ses enfants, nous verrons la misère sociale de ses parents et les divers drames qui ont émaillé sa vie. Malgré la noirceur des faits, la langue poétique de l’auteure nous fait entrevoir une possibilité d’apaisement et de réconciliation avec soi et le monde, après le trépas.

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