Chronique Celle qui se métamorphose de Boris Le Roy

Nicolas Mouton Librairie Presse papier (Argenteuil)

Avec son quatrième roman, Celle qui se métamorphose, Boris Le Roy donne son texte le plus personnel et le plus vertigineux. La question « Qui es-tu ? », posée au début du roman, semble sous-tendre toute sa narration. Un matin, Nathan Mesme se réveille auprès de sa femme qui semble, elle, n’être plus : « Ni tout à fait la même / Ni tout à fait une autre », dit Verlaine. Personne ne perçoit les diverses variations qui, tout au long du récit, vont changer son physique, son métier, ses origines, sa famille, jusqu’à son évaporation. Dès les premières pages, le lecteur est happé par un style sonore et trouble, plein d’ironie et d’inquiétude. Si la métamorphose, d’Ovide à Kafka, est son thème littéraire le plus prégnant, ce roman est aussi le lieu d’une interrogation sur la manière de percevoir et donc la manière de lire. Genre, labyrinthe amoureux, passage et passade : cette fable de femme fantasmée a « l’inflexion des voix chères qui se sont tues ».

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