Chronique Grande dorsale de Nicolas Defoe

Katia Leduc Librairie L'embarcadère (Saint-Nazaire)

Paul Planck, avocat d’une quarantaine d’années, décide de se faire tatouer sur son dos un autoportrait de sa fille. À l’issue de la séance, le tatoueur disparaît subitement. Il s’avère que le tatouage n’est pas le dessin d’origine mais celui d’une Cavalera, figure mexicaine représentant un visage de femme maquillée pour la fête des Morts. Sa fille, fière de lui, poste la photo de son tatouage sur les réseaux sociaux. Catherine rentre très vite en contact avec lui : elle reconnaît le visage de sa fille Judith, disparue en Argentine un an plus tôt. Nicolas Defoe signe un roman choral où chacun exprime sa quête de vérité, que ce soit Paul, déboussolé et marqué à vie par un visage à la signification douloureuse, Catherine, la mère blessée et hantée par un passé irrésolu, ou Judith, la voix expiatoire. Sans temps morts, l'auteur expose une part sombre de l’Argentine où l’amour et la haine sont inextricablement liés et les destins dangereusement mêlés.

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