Chronique Et pourtant, elle tourne de Maïté Laplume

Katia Leduc Librairie L'embarcadère (Saint-Nazaire)

En 1983, Bernard Luma, chef d’escale dans une compagnie aérienne, habitué des changements d’affectation, s’installe avec sa famille à Constantine. Trois ans plus tard, la tribu est solidement implantée dans la communauté des expatriés : Latzarie, 15 ans, vit son adolescence entre insouciance et effronterie, partagée entre sa bande de copines, ses rêveries amoureuses et les week-ends à la plage de Tamanart, sous le soleil brûlant d’une Algérie en proie à de dangereuses dissensions. Pourtant, dès le début du roman, on perçoit une chape de plomb sur ses épaules. Le récit est entrecoupé de courts passages effroyables. Le rapport au père est complexe, inextricable. Jusqu’au point de rupture irréversible. Maïté Laplume oscille tout au long de son roman entre la légèreté propre au monde de l'adolescence et sa gravité la plus sombre, entre l’amour ultime et la haine qui pousse à vaincre et à vivre furieusement. Un premier roman remarquable, bouleversant, d’une maturité certaine.

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