Chronique La Chanson de Renart, 2 de Joann Sfar

François-Jean Goudeau Etablissement Scolaire IUT La Roche-sur-Yon (La Roche-sur-Yon)

À la fin du premier tome de sa chanson, le très en verve Renart ordonnait à La Mort, elle aussi dupée par le plus célèbre goupil de la littérature française, de renvoyer tous les squelettes sous la terre et de laisser les vivants profiter du peu de temps qu’ils ont là-haut. Sauf que Merlin le magicien, beau-fils de cette même Mort, est toujours transformé en statue et que la magie menace de disparaître de ce monde ! Sans Ysengrin, redevenu simple loup (la magie s’efface, vous dis-je !), le plus antipathique et sympathique trublion des lettres médiévales apprend, auprès d’un kabbaliste, quelques formules censées réveiller l’enchanteur du monde. Si tout ne se passera évidemment pas comme prévu, le plus important est de savoir que les charmes de Joann Sfar agissent toujours : drame et humour juifs croisent ici la sagesse espiègle de Marie de France ou la moquerie toujours tendre du trouvère Brassens. Plus Villon que félon, on adore Renart !

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