Bande dessinée

Li-Chin Lin

Formose

photo libraire

Chronique de François-Jean Goudeau

Etablissement Scolaire UCO de Laval (Laval)

Autant une immersion dans une dictature lointaine par un observateur étranger et candide peut offrir au lecteur quelques cocasses déambulations couplées d’un étonnement rieur (tel le Pyongyang de l’indispensable Delisle), autant celle proposée par l’autochtone d’un pays (république ? province ? colonie ? terre aborigène ? Taïwan ou l’autre pays de l’identité nationale !) dont nous ne connaissons rien, hormis la production intensive de produits manufacturés à bon marché, peut être un formidable vecteur de connaissances – historiques, culturelles, sociologiques – pour les Occidentaux curieux que vous êtes, forcément ! Et vous ne serez pas déçus, car ce récit autobiographique de Li-Chin Lin (installée en France depuis 1999) conjugue sur une quarantaine d’années entraves personnelles et celles de tout un peuple, qui n’a plus envie de tenir sa langue… Lisez et vous comprendrez. Un très bon premier roman graphique.

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