Chronique Comme les amours de Javier Marías

  • Javier Marías
  • Traduit de l’espagnol par Anne-Marie Geninet
  • Coll. «Coll. « Du monde entier »»
  • Gallimard
  • 22/08/2013
  • 384 p., 22.50 €

Christèle Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

Le célèbre auteur espagnol Javier MarÍas continue d’étudier avec minutie ses semblables dans une langue riche. Une langue qui prend son temps pour révéler les méandres de l’âme humaine.

Luisa, salariée d’une maison d’édition, prend chaque jour son petit déjeuner dans un établissement madrilène avant de rejoindre son travail. Chaque matin, comme un rituel qui lui permet de bien débuter sa journée, elle observe avec délectation, sans jalousie, sans perversité ni voyeurisme, un couple, mari et femme sans doute, qui la fascine et la bouleverse par sa complicité et le bonheur simple qu’il dégage. Mais après une absence prolongée du couple à ce rendez-vous quotidien et informel, elle apprend avec amertume que l’homme a été sauvagement assassiné. Elle décide alors de se présenter à Maria, la veuve. Cependant, la réalité prend souvent la forme d’un kaléidoscope et Luisa l’apprendra à ses dépens. Tel un scientifique penché sur son microscope, Javier Marías livre une analyse poussée des comportements humains dans la vie et face à la mort, qui n’est pas sans rappeler L’Homme sentimental (Folio) ou la fameuse trilogie Ton visage demain (Folio). Il excelle dans l’art du récit détaillé à l’extrême et dissèque les moindres faits et gestes de ses personnages, leurs émotions et leurs pensées les plus secrètes, les confrontant à leur histoire, à leur passé et à leur avenir.

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