Chronique Les Visages de Victoria Bergman, t. 3 de Erik Axl Sund

  • Erik Axl Sund
  • Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
  • Coll. «Coll. « Actes noirs »»
  • Actes Sud
  • 01/11/2030
  • 368 p., 23 €

Christine Lemoine Librairie Violette and Co (Paris 11e)

Après Persona et Trauma (Actes Sud), voici le dernier volet de la trilogie Les Visages de Victoria Bergman signé par un tandem issu de la scène électro-punk suédoise. Un roman surprenant.

La commissaire Jeanette Kihlberg et son fidèle assistant poursuivent leur enquête sur des meurtres dont certains semblent liés par leur modus operandi et surtout par des indices qui mènent vers une secte basée en Laponie et vers des jeunes femmes victimes d’inceste dans leur enfance ayant fréquenté le même pensionnat. Persuadée qu’elle a affaire à un serial killer, elle demande à la psychologue Sofia Zetterlund, avec qui elle a une liaison, d’essayer d’en établir le portrait. Est-ce une bonne idée ? Car Zetterlund vit ses propres tourments qui remontent loin dans sa vie et auxquels elle tente d’échapper aux côtés de Victoria Bergman, son double inquiétant. En outre, Kihlberg est préoccupée par une autre affaire classée sans suite concernant les meurtres de garçons originaires d’Europe de l’Est et sans papiers. Erik Axl Sund explore les pulsions humaines les plus sombres et dérangeantes. D’un quartier de Stockholm à l’autre, du Danemark à l’Ukraine, ses personnages arpentent les chemins tortueux qui mènent aux crimes les plus épouvantables. Et quand on pense en avoir fini, « il reste toujours quelque chose qui tracasse, qu’on ne comprend pas complètement »… car comment expliquer l’innommable ?

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