Chronique Lady B de Maya Angelou

Christine LEMOINE, Violette and co (75011 Paris)

Dans cet ultime récit publié en français quelques mois après sa mort, l’auteure américaine et militante pour les droits civiques rend un hommage vibrant à sa mère.

En littérature, les relations mère–fille sont souvent conflictuelles. Pour Maya Angelou, cela aurait pu être le cas, elle qui a été élevée par sa grand-mère jusqu’à l’âge de 13 ans, quand sa mère l’a « récupérée » avec son frère. Méfiante à son arrivée en Californie chez Vivian Baxter, cette femme qu’elle ne pouvait appeler maman, elle a vite été conquise par son élégance, son ouverture d’esprit, sa vitalité et son amour. Bientôt, elle la surnomme Lady. Une lady bien particulière, née Noire et pauvre au début du xxe siècle dans un pays raciste, mais dont un parc de la ville californienne où elle vécut l’essentiel de son existence porte désormais le nom. Et l’écrivaine reconnaît, page après page, anecdotes après anecdotes, combien elle doit à sa mère sa réussite. Quand Maya a eu un fils à 17 ans, Lady était là, quand Maya a commencé une carrière dans un cabaret, Lady l’a conseillée, quand Maya a voulu écrire, Lady l’a soutenue, quand Maya a subi les violences de son mari, Lady lui a tendu un revolver (que Maya n’a pas utilisé). Mais cette mère avait aussi sa propre vie, exerçant de multiples métiers, se mariant trois fois, fondant des associations. De Vivian « Lady B » Baxter à Maya, la force de vie s’est transmise.

 

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