Chronique Comme des rats morts de Benedek Totth

  • Benedek Totth
  • Traduit du hongrois par Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huzsvai
  • Coll. «Actes noirs»
  • Actes Sud
  • 04/10/2017
  • 288 p., 21.50 €
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Iris Petit Médiathèque de Tarentaize (Saint-Étienne)

Quatre copains en perte de repères plongent dans une orgie de sexe et de drogues, jusqu’à commettre l’irréparable. Un roman noir et cru sur une jeunesse désabusée.

Ce sont quatre ados de la Hongrie d’aujourd’hui. Ils ont 16 ans. Greg est le chef de meute, fils à papa aux poches pleines, grand séducteur et pourvoyeur de substances diverses. La Bouée est à la fois son « second » et son souffre-douleur. Moins toutefois que Dany, le plus fragile, sur lequel les autres passent leurs nerfs. Et puis il y a le narrateur (dont on ignore le prénom), qui semble plus sensible et plus désespéré que ses trois comparses. La compétition règne au sein de leur petit groupe : c’est à celui qui dépassera ses limites, celui qui tiendra le mieux l’alcool, celui qui aura le plus de filles. Abandonnés par des parents absents ou démissionnaires, leur vie s’éparpille entre jeux vidéos ultra-violents, visionnage de films pornos, séances de sexe avec des filles à peine nubiles, et consommation de drogues diverses, sans oublier des actes de petite délinquance. Une nuit, leur virée en voiture « empruntée » prend un tour tragique : ils renversent un cycliste et se débarrassent du corps. Cet incident qu’ils voudraient oublier va lentement déliter leur entente. Ce roman particulièrement sombre se lit d’une traite, dans une langue pleine de vitalité et parfois de poésie.

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