Chronique L’Humeur paysagère de Claude Eveno

SAMUEL HOPPE, Librairie Le Moniteur, Paris

Le premier contact de Claude Eveno avec la peinture de paysage date de sa découverte, au cours de son enfance, d’une reproduction d’un tableau de Corot. Pourtant, sa véritable initiation à ce genre pictural s’opère au Japon. Découvrant les cimetières japonais, il constate que la mort est honorée par le travail paysager, comme la fête l’est à Versailles par Le Nôtre. L’Humeur paysagère ne se limite pas à une sorte d’inventaire des nombreux squares, parcs et jardins d’Île-de-France ou d’ailleurs, visités lors de ces flâneries chères à celui qui a été, entre autres activités, enseignant à l’École du paysage de Blois. Ce livre est le cadre d’un fin et émouvant travail de tissage composé de souvenirs d’enfance et de voyages, d’études de paysages et de réminiscences amoureuses. Une joyeuse mélancolie accompagne la lecture, engendrée par une écriture aussi intime qu’érudite. Dans cette déambulation que l’on aimerait voir ne pas s’arrêter, on rencontre aussi bien le père de l’auteur, que B. ou S., mais aussi Zola, Chateaubriand, Le Nôtre ou Monet. Les yeux pleins des paysages du monde entier, Claude Eveno rappelle que le véritable voyage est intérieur.

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