Chronique L’Homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura

  • Leonardo Padura
  • Traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas et René Solis
  • Coll. «Coll. « Suite hispano-américaine »»
  • Métailié
  • 10/01/2013
  • 800 p., 14 €

Géraldine Huchet

Padura délaisse les aventures du lieutenant Mario Conde, héros de nombre de ses polars cubains, pour s’attaquer au « couple » Léon Trotsky/Ramón Mercader, la victime et l’assassin.

Mexico, 21 août 1940. Ramón Mercader, communiste espagnol devenu agent du NKVD, la police secrète russe, assassine d’un coup de piolet Trotsky, chassé par Staline d’URSS et vivant en exil au Mexique. Si ce fait est célèbre, on connaît cependant très mal les circonstances qui ont précédé l’assassinat, et on est d’autant plus ignorant de la personnalité de Mercader. Padura entreprend, à travers l’itinéraire croisé de ces deux hommes, de nous raconter leur vie jusqu’à leur rencontre au Mexique, itinéraire dense et riche, incroyablement romanesque, qui emporte le lecteur à travers ce roboratif roman. La force de l’auteur réside dans le refus de toute facilité et de tout manichéisme. Il fait intervenir un troisième personnage, Iván, écrivain cubain qui revient sur sa rencontre avec un vieil homme étrange qui promenait deux magnifiques lévriers. Or, cet « homme qui aimait les chiens » lui fait des confidences sur l’assassin de Trotsky. Comment le connaît-il aussi intimement ? L’Homme qui aimait les chiens se présente comme la reconstruction littéraire de l’un des crimes les plus révélateurs du monde moderne.

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