Chronique L’Étrangère de Claudia Durastanti

Anne Canoville Librairie du Tramway (Lyon)

Singulier roman que celui-ci, qui s’ouvre par le récit d’une rencontre amoureuse, celle des parents de la narratrice, de deux points de vue qui se contredisent l’un l’autre. Et cette dernière de dérouler, sous l’angle de l’autofiction et de la chronique, son histoire familiale, son enfance et sa jeunesse faites d’allers-retours entre les États-Unis et l’Italie ; deux pays, deux cultures avec lesquelles elle entretient des liens ambivalents de familiarité et d’étrangeté. Nourri de références littéraires et cinématographiques, L’Étrangère surprend par le cheminement intérieur qu’il produit chez son lecteur, sans avoir l’air d’y toucher. Il offre une topographie mentale des filiations, influences et déterminants sociaux qui s’incorporent en chacun, produisant la subjectivité d’une pensée et d’un regard sur le monde. Touchant et personnel, ce roman transforme l’apparente banalité du vécu en une réflexion habitée sur la langue, l'exil et l’identité.

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