Chronique La Montée des eaux de Anja Kampmann

  • Anja Kampmann
  • Traduit de l'allemand par Olivier Le Lay
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 11/03/2021
  • 434 p., 23 €

Laura Picro Librairie L'Arbre à lettres (Paris)

Ici, on tait les émotions et on laisse le corps s'abandonner aux sensations. Tout commence sur une plateforme pétrolière, un lieu isolé, inhospitalier, voire hostile, balayé par les éléments. Une nuit, un des hommes disparaît et pour son compagnon, c’est le déchirement. Face à la douleur de la perte, seule l'errance sans but semble pouvoir répondre au vide de l'absence. Commence alors, pour cet être rocailleux façonné par des années de travail rude, un long périple sans promesse de retour, dans des paysages aussi sublimes que creusés de solitude. Après une vie de voyages, rentrer ne signifie plus rien. Alors, il avance vers l’horizon, au gré des routes et des rencontres, sans analyser ses pensées, accueillant les sensations et les souvenirs ou échangeant quelques brèves paroles avec d’autres êtres solitaires. Et l'on se laisse porter avec lui par la beauté et la poésie des images, rudoyer par les éléments et griser par la vibration du monde.

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