Chronique Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani

Guillaume Le Douarin Librairie L'Écume des pages (Paris)

 

On pourrait qualifier ce texte de « mode de vie et survie à l’iranienne », voire de « version familiale » de L’Immeuble Yacoubian. Mais ces raccourcis ne rendent pas grâce au caractère si unique de cette histoire touchante et étonnante. Sans compter que cette « saga » familiale est aussi un peu la nôtre. Abnousse Shalmani partage avec nous son histoire et plus précisément l’époque où elle rejoignit, avec ses parents, une autre partie de sa famille à Paris, au début des années 1980. Mais Les exilés meurent aussi d’amour n’est pas uniquement la chronique d’exilés iraniens fuyant le nouveau régime après la chute du dernier Shah d’Iran. C’est avant tout le récit d’une famille haute en couleur avec ses crises, ses amours, ses déchirures et, comme dans toute famille, ses secrets. Les yeux d’une enfant, très jeune, posés sur cet univers familial fascinant et inquiétant, donnent toute sa saveur à cette histoire entraînante. Avec humour et générosité, l’auteure revient sur toute une époque, maintenant révolue, qui l’a faite devenir femme et indépendante.

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