Chronique Le Chiffre des sœurs de Antoine Piazza

Par Antoinette Roméo-Brunier, Librairie Le Cadran lunaire, Mâcon

Roman vrai, saga familiale des quatre tantes de l’auteur, traversée du siècle d’un quatuor féminin font de ce récit un pur moment de bonheur, une jubilation de lecture.

Il suffit aujourd’hui qu’un auteur écrive bien, d’un phrasé ample, d’un langage ciselé, pour qu’on le traite de « proustien ». Sans savoir d’ailleurs si c’est plus un compliment ou une façon d’effrayer le lecteur ! Peut-être vaudrait-il mieux aller voir du côté d’un Balzac, d’un Pierre Bergounioux ou d’un Richard Millet (chez les contemporains) pour qualifier l’écriture d’Antoine Piazza. Qu’importe d’ailleurs. De livre en livre, de récit en récit, Piazza impose sa propre voix, son propre style. Le Chiffre des sœurs est de ces petits bijoux de littérature qui laissent le lecteur admiratif, comblé par la virtuosité de la langue. Nous pourrions presque dire qu’importe le récit, tant la découverte du texte est jubilatoire. Et pourtant non. La parfaite adéquation de la forme et du fond contribue évidemment à la réussite totale de ce livre. Il fallait bien ce style pour dire au mieux, au plus juste, cette histoire familiale (celle de l’auteur), le récit de vie de ces quatre sœurs, quatre A comme Annabelle, Angèle, Alice et Armelle, quatre femmes nées avec le siècle, descendantes et héritières d’une famille de la petite bourgeoisie provinciale de Mazamet (Maillac dans le livre), ville industrielle du Sud-Ouest de la France.

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