Chronique Le Dernier Violon de Menuhin de Xavier-Marie Bonnot

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Lionel Daubigney Librairie Aux vents des mots (Gardanne)

Rodolphe Meyer, violoniste de génie, adulé, s’est réfugié dans l’alcool. Petit à petit, il a disparu de la mémoire de ses contemporains. La mort de sa grand-mère va l’obliger à affronter sa part d’ombre en se confrontant à un passé familial difficile.

Jeune prodige du violon, le narrateur a joué très jeune les plus grandes pièces sur les scènes les plus mythiques. Pourtant, le poids de la vie, les déceptions sentimentales, l’alcool vont lentement avoir raison de sa célébrité. De cette vie d’antan, il ne lui reste que son instrument : un violon magnifique, le dernier violon de Menuhin. « Il me suffisait de sentir sa présence, de vivre avec lui, pour être heureux. » À la mort de sa grand-mère, il part se réfugier dans sa ferme, isolée dans l’Aveyron. Saint-Clément, le village le plus proche, « était ramassé autour des vestiges d’une commanderie des Hospitaliers. Le village se résumait à deux rues maigrichonnes, pas vraiment au cordeau entre des maisons basses de pierres sèches et rouges. » C’est là que fut capturé l’enfant sauvage, devenu célèbre grâce au film de Truffaut. Là, dans une solitude de plus en plus importante, dernier survivant de sa lignée, rongé par le remords et la culpabilité, aux portes de la folie, il va revenir sur son passé et celui de sa famille. L’écriture de Xavier-Marie Bonnot est comme ces paysages de l’Aveyron, si bien décris, âpre et sauvage, et elle vous sert la gorge telle une bouffée de nostalgie.

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