Chronique La Rivière des disparues de Liz Moore

Renaud Layet Librairie Série B (Toulouse)

Quand on pense polar et grandes villes américaines, on pense Los Angeles, New York, La Nouvelle-Orléans, San Francisco. Peut-être Boston. Rarement Philadelphie. Pourtant, la sixième plus grande métropole du pays connaît plus que sa part de crimes en tous genres. Mickey est bien placée pour le savoir : le quartier où elle patrouille, gangrené par la drogue, ses trafics et ses overdoses, c’est celui où elle a grandi, celui où sa sœur se prostitue pour pouvoir se payer ses doses. Chaque appel qu’elle reçoit, ce pourrait être pour elle. Difficile de rester de marbre face aux ravages de l’addiction, à l’effroyable misère humaine qui se cache à peine dans les terrains vagues et les immeubles abandonnés. Les nombreux flash-back aident à comprendre, pas à supporter. Mais attention, ce roman n’a rien de misérabiliste. Bien au contraire, il s’attache à redonner un visage, une identité à ses hommes et ses femmes engloutis par la drogue, peu importe qu’ils soient flics ou junkies.

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