Essais

Géraldine Mosna-Savoye

La Force du mou

photo libraire

Chronique de Florence Zinck

Librairie Sauramps (Montpellier)

Après avoir relevé les occurrences du « mou » et leurs significations de l’Antiquité à notre monde contemporain, d’Épictète à Gaston Bachelard, en passant par Hegel, Rousseau et Voltaire, la philosophe et chroniqueuse Géraldine Mosna-Savoye nous propose une définition plurielle de cette notion, dans son dernier livre, La Force du mou. Invisible et pourtant présente, la mollesse est déconcertante car bien souvent elle n’est pas choisie et se révèle à la fois énervante et désarmante. Le mou est au cœur d’un paradoxe, à la fois décrié et péjoratif mais nécessaire puisque sa force réside dans une absence d’activité qui permet à chacun d’entre nous de se muer et peut-être d’accepter ces coups de mou qui semblent s’imposer et échapper à l’œil du pouvoir. En définitive, le mou permet de questionner la place du repos et de l’activité dans nos sociétés, comme le rappelle l’auteure « le mou n’est pas lâche, mais il est au contraire le courage du relâchement ».

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