Chronique Les Magnolias de Florent Oiseau

Allan Viger Librairie des Cordeliers (Romans-sur-Isère)

Le monde dans lequel nous vivons glorifie les gagnants. Notre bon vieux Buk les surnommait, dans son poème L’Écrasement, « les gros cons de gagneurs » ! Florent Oiseau écrit la noblesse de l’échec et revendique, au terme de trois romans jubilatoires, son attachement définitif pour une littérature des losers, déclassés en tout genre et laissés-pour-compte magnifiques. Avec beaucoup de tendresse pour ses beaux perdants, il livre, dans Les Magnolias, un portrait de famille d’une drôlerie et d’une beauté incroyables, délaissant le côté plus mordant d'un Je vais m'y mettre ou d'un Paris-Venise pour une comédie dramatique dans laquelle l’humour noir et la mélancolie brûlent à feu doux. Alain est un homme dans la déveine. Sa carrière d’acteur est au point mort depuis dix ans. Il n’a jamais réussi à repasser la première. Un jour, lors d’une visite aux magnolias, grand-mère lui chuchote à l’oreille : « j’aimerais que tu m’aides à mourir ».

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