Chronique Le Rire de l’ogre de Sandrine Martin

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alice Rüest Librairie Vivement Dimanche (Lyon)

Il était une fois un ogre, deux enfants, une forêt, la clairière du meurtre, une folie : cette légende ouvre la splendide bande dessinée de Sandrine Martin. Puis nous voilà en Allemagne, en 1963. Paul passe ses vacances chez Thomas, dans la petite ville de Kehlstein. Nous traversons cette forêt sombre, cette clairière mystérieuse où sont déposés des bouquets de roses pour aller se baigner dans le lac, boire de la bière, rencontrer Clara, la belle et indépendante jeune fille qui filme tout. Cette BD nous parle de la fatalité de notre histoire. De quelle manière sommes-nous marqués par notre héritage, qu’il soit tu ou assumé ? Comment la mémoire des lieux nous marque-t-elle autant que la mémoire familiale ? Sandrine Martin met finement en images le roman de Pierre Péju, joue avec des focus sur des mains, des endroits, des corps, jongle avec les différentes temporalités, les lie, nous emmène dans une spirale infinie de relations entre les temps et les lieux. On tremble et on frissonne, devant le rire infini de l’ogre.

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