Chronique Millénium 4 de David Lagercrantz

  • David Lagercrantz
  • Traduit du suédois par Hege Roel Rousson
  • Coll. «Coll. « Actes noirs »»
  • Actes Sud
  • 27/08/2015
  • 496 p., 23 €

Gabriel Pflieger Librairie Vivement dimanche (Lyon)

Donner une suite à Millénium après la mort tragique de Stieg Larsson était un pari risqué. Le plus grand secret a entouré le projet jusqu’à la sortie mondiale du livre fin août. Mais au-delà du coup marketing, le livre se révèle une bonne surprise.

David Lagercrantz n’était connu jusqu’alors en France que pour sa biographie du footballeur Zlatan Ibrahimovic. On était bien loin du roman noir… En tout cas, c’est avec un certain talent qu’il se glisse dans l’univers de Millénium. Son écriture est dans la droite ligne de la précédente trilogie, même si les personnages et les situations sont un peu plus convenus que sous la plume de Stieg Larsson. Le livre se lit très vite et on a tellement de plaisir à retrouver les personnages de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, que toutes les polémiques sur l’opportunité de cette suite sont vites oubliées. Dans cet opus, notre duo de choc va se frotter à l’espionnage industriel, aux recherches sur l’intelligence artificielle et à la surveillance de masse opérée par les grandes agences d’espionnage. Ce sera l’occasion pour l’auteur de confronter Mikael Blomkvist à des problèmes d’actualité sur la liberté d’information, l’éthique du journalisme et les manipulations du capitalisme financier dans les sociétés d’information. Quant à Lisbeth Salander, elle se confrontera à la NSA. Action, manipulation, piratage informatique, espionnage… tous les ingrédients qui ont fait le succès de Millénium sont réunis. De nouveaux personnages font leur apparition, que je ne vous révélerai pas, mais qui annoncent déjà la possibilité d’un tome cinq. Au final le livre est une belle réussite, car il était bien difficile pour David Lagercrantz d’écrire une suite à cette série devenue mythique. Le livre se situe dans la droite ligne des idéaux défendus par Stieg Larsson. Il est à noter que les bénéfices du roman seront reversés à la revue antiraciste Expo, que Stieg Larsson avait créée avant de mourir. Plutôt qu’un coup commercial, Millénium 4 s’apparente donc plus à un hommage réussi.

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