Chronique Les Pondeuses de l'Iowa de Deb Olin Unferth

  • Deb Olin Unferth
  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Malfoy
  • Coll. «En lettres d'ancre»
  • Grasset
  • 17/03/2021
  • 400 p., 23 €

Sébastien Balidas Librairie M'Lire (Laval)

C’est la rage adolescente qui pousse Janey à quitter New York pour débarquer chez son père qu’elle n’a jamais connu, dans l’Iowa, État paumé du Midwest, berceau de l’industrie de la poule pondeuse américaine et accessoirement du groupe de musique métal Slipknot. N’y voyez pas de lien de cause à effet, quoi qu’il faille une dose certaine de folie pour monter un tel plan : « exfiltrer » tout un élevage (soit 900 000 poules) de leur enfer concentrationnaire. Finies les expéditions au petit hasard pour kidnapper les quelques gallinacés chanceuses. Janey et Cleveland, contrôleuse qualité des susdits élevages, vont voir les choses en grand ! Entrent alors en scène Annabelle et Dill, des durs de la cause animale. Sous ses airs de fausse comédie, Les Pondeuses de l’Iowa est un brûlot qui donne à voir ce que l’on n’imagine que de loin, notre monde fou où la vie animale ne vaut que pour ce qu’elle rapporte.

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