Chronique Trois étages de Eshkol Nevo

  • Eshkol Nevo
  • Traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 04/10/2018
  • 316 p., 22 €
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Christophe Gilquin Librairie L’Arbre à lettres (Paris 12e)

Il y a des jours où la raison vous échappe. Vous en avez conscience mais rien n’y fait, vous foncez. Prenez par exemple Arnon, qui confie sa fille à son voisin, alors que celui-ci manifeste des troubles de la mémoire. Ou encore Hani, dont le mari brille par son absence, qui ouvre sa porte à son beau-frère en cavale. Voyez enfin Déborah, qui sort de son isolement en rejoignant le mouvement contestataire qui bat dans les rues de Tel-Aviv. À partir de ces situations, de ces vies qui soudain basculent, pour le meilleur ou pour le pire, Eshkol Nevo dresse le portrait de trois Israéliens qui perdent pied et continuent malgré tout d’avancer. À travers eux, il évoque le mariage, l’orgueil, la solitude, les tourments, les petits arrangements avec la réalité... se montrant tantôt grave, tantôt ironique, toujours en empathie. Construit en trois monologues et selon les concepts freudiens du Ça, du Moi et du Surmoi, le roman, qui prend des allures de thriller, se révèle surtout d’une grande finesse.

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