Jeunesse

Michel Caraboeuf

Le petit garçon qui faisait des arabesques

Chronique de Julie Rossini

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Un enfant, l'auteur peut-être, évoque le Marseille des années 1960. Il ne le sait pas encore, mais la société est sur le point de se transformer. La vieille ville ensoleillée est encore le terrain de jeu idéal pour rêver, patiner, courir, grandir. Il a toute la fraîcheur de son jeune âge et, candide, haut comme trois pommes, il nous emmène dans ses aventures, du quartier du Panier à la rue de Rome. De courts chapitres, illustrés de vignettes aux couleurs vives et ponctués de nombreux dialogues, laissent la place au jeune lecteur pour se plonger dans ce roman. Autour de celui-ci flotte un charmant parfum d'enfance, à un tournant majeur du XXe siècle. C'est tendre, délicieusement suranné et pourtant, ça ne manque pas de l'âpreté des jeunes années, celles qui nous construisent. Un roman présenté comme un album relié à la jolie fabrication. Un beau livre à offrir aux lecteurs débutants qui pourront s’identifier au héros… et aux générations d’avant !

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